Extraction

Dr Jonathan Gucciardi, dentiste à Paris 7 vous explique l'éxtraction des dents.

Le dentiste peut vous proposer l’extraction de votre dent pour différentes raisons :

• Une destruction trop importante de la dent par la carie.
• Une fracture dentaire irrécupérable.
• Un échec du traitement endodontie (traitement de canal ou dévitalisation).
• Une maladie de gencive trop avancée.
• Une persistance d’une dent de lait après l’éruption de la dent adulte.

Comment se déroule la séance ?
L’intervention se déroule sous anesthésie locale sur la zone de l’extraction dentaire. Si vous ressentez une quelconque douleur, il vous
suffira de le signaler au dentiste pour qu’il vous anesthésie de nouveau. Le but de l’anesthésie est de rendre cette intervention indolore.
Le dentiste commence par retirer la couronne prothétique si la dent en possède une. Il décolle ensuite la gencive de la dent. Ce qui lui
permettra de réaliser une luxation de la dent afin de mobiliser la dent. Le retrait de la dent sera donc possible. Il arrive parfois que le
positionnement ou l’anatomie de la dent rend l’extraction plus compliquée. Le dentiste coupera donc la dent en plusieurs morceaux
pour faciliter son extraction et éviter d’abimer l’os alvéolaire.
Par la suite, le dentiste procédera à une vérification de l’alvéole (le trou qui reste après l’extraction de la dent), à la recherche d'un
fragment dentaire ou osseux.Tout fragment d'os alvéolaire doit être retiré par curetage. Le curetage permet aussi d'éliminer les tissus
infectés.
Le dentiste pourra décider de suturer la gencive, à l’aide de fils résorbables, si cela est nécessaire. Leur persistance est parfois un
facteur d’irritation locale, un rendez-vous sera fixé pour que le dentiste puisse les enlever. A la fin de cette intervention, une solution
antiseptique sera appliquée (de la bétadine dans la majorité des cas ou de la chlorhexidine merci de préciser au dentiste si vous êtes
allergique) ainsi qu’une compresse de gaze sur laquelle on vous demandera de mordre afin de limiter le saignement. Ceci aide à la
formation du caillot de sang, qui est nécessaire à la bonne cicatrisation.

Quelles sont les complications pendant le procédé ?
Il pourrait y avoir des douleurs, un gonflement, un saignement, une décoloration et un inconfort possible suite à cette extraction.
Sachez que cela est courant et que la convalescence dure de quelques jours à une dizaine de jours (2 ou 3 semaines).
Dans certains cas, il peut se produire :
une altération des dents voisines : la perte du pansement (plombage, résine composite ou inlay) ou le descellement d’une
couronne. l’extraction de la dent implique l’utilisation d’un instrument qui s’appuie parfois sur la dent adjacente à l’extraction. Un
amalgame trop gros ou ancien, un inlay mal collé ou une couronne mal adaptée peuvent subir des dommages. Les dents voisines
peuvent être parfois mobilisées.
un hématome ou nécrose au niveau de la gencive peut se former lors de l’anesthésie, lorsque l’aiguille touche un vaisseau
sanguin ou traumatise la gencive. L’anesthésique provoque parfois des engourdissements à l’extérieur de la zone ciblée, mais ces
effets disparaissent lorsque l’effet anesthésique se dissipe. Parfois, l’épinéphrine contenue dans la solution d’anesthésie
(vasoconstricteur qui rétrécit les vaisseaux sanguins) peut entraîner le cœur à battre plus vite. Si cela se produit, l’effet ne dure que
quelques minutes.
une paresthésie peut également se produire lors de l’anesthésie si l’aiguille touche un nerf, provoquant des engourdissements et
une anesthésie persistante au niveau du nerf touché. Le nerf guérit habituellement avec le temps, et les symptômes disparaissent
en quelques jours, parfois quelques semaines.
une diminution ou une perte de la sensibilité de la lèvre inférieure : le nerf alvéolaire inférieur chemine à l’intérieur de
la mandibule (mâchoire inférieure) et innerve toutes les dents mandibulaires. Lorsqu’il est au contact des racines de la dent de
sagesse il peut être lésé lors de l’extraction. Il s’ensuit alors une perte de la sensibilité de la lèvre inférieure du côté atteint ainsi que
du menton, temporaire ou exceptionnellement définitive.
une perte de la sensibilité de la langue du côté de la lésion : le nerf lingual situé au contact du bord interne de l’angle de
la mandibule peut être atteint par un instrument ou par la piqure de l’anesthésie. Cette perte de sensibilité est le plus souvent
temporaire (quelques jours à quelques semaines) et exceptionnellement permanente.
une alvéolite : infection de l’alvéole dentaire (concavité laissée par la dent après l’extraction). Cette alvéolite survient quelques
jours voire quelques semaines après l’intervention. Elle se caractérise par des douleurs, et peut nécessiter parfois des soins locaux
sous anesthésie locale.
une communication entre le sinus maxillaire et la bouche : l’extraction d’une dent au niveau du maxillaire supérieur
peut entraîner une perforation de la membrane sinusienne et générer une communication bucco sinusienne. Elle peut se refermer
spontanément en 15 jours à 3 semaines mais elle peut également persister et nécessiter de réintervenir pour la refermer.
une fracture de l’angle de la mandibule (mâchoire inférieure cela reste exceptionnel) : Cela peut nécessiter une
intervention chirurgicale à l’hôpital consistant à bloquer les maxillaires en position fermée pendant quelques semaines.
la fracture d’un instrument avec chute du fragment dans le sinus maxillaire ou blessure de la muqueuse.
la persistance de racines : certaines dents de sagesse, surtout inférieures, ont parfois des racines difficiles à extraire, de surcroît
très proches du nerf alvéolaire inférieur. La volonté d’extraire à tout prix un fragment de racine fracturée peut constituer un
danger pour le nerf tout proche.

En savoir plus sur l'extraction des dents de sagesses avec votre dentiste à Paris 7.